Last updated: September 1, 2010 1:17 pm
Toujours plus bas
SHERBROOKE, Que. (PUC) — A.S.V. Vous vous demandez sûrement ce que désignent ces trois lettres. Je ne connaissais pas la signification de cette abréviation avant de le demander à mon jeune frère. A.S.V. veut dire «Âge, Sexe, Ville». Trois lettres pour savoir si notre correspondant, sur le chat, nous convient ou pas. Voilà comment les jeunes parlent aujourd’hui sur Internet. Et cela se reflète malheureusement dans la vie quotidienne.
J’écris cet article car j’ai l’impression de perdre confiance en l’avenir et en la destinée du français. Je considère que si j’écris du mieux que je peux en faveur de ma langue, alors j’aurai accompli «mon devoir».
Le jugement que les Québécois portent sur la qualité de la langue utilisée au Québec est généralement très négatif. On dénonce les archaïsmes, les anglicismes, la pauvreté du vocabulaire, les fautes d’orthographe et de syntaxe ainsi qu’une articulation paresseuse et «molle». Je concède qu’il reste beaucoup de travail à faire pour obtenir un niveau de langue correct au Québec. Je voudrais prolonger cette pensée en disant que nous, le peuple québécois, possédons une vision du monde et une sensibilité uniques.
Nous vivons dans un contexte géographique, politique, socio-économique et culturel distinct de celui de la France, il ne faut pas se le cacher. De toute évidence, les Québécois ne s’expriment pas de la même manière que les Français. Alors quelle langue nous permet d’une part de nous exprimer librement et d’autre part de rester francophones à part entière?
Pour conclure, je vous propose deux sites incontournables, à mon avis, en matière de langue française: le site de l’Office québécois de la langue française (http://www.olf.gouv.qc.ca/); et une explication des dix nouvelles règles mises en vigueur par les instances francophones compétentes, dans le but de «simplifier la langue» (http://www.orthographe-recommandee.info/miniguide.pdf), une bien triste nouvelle à mon avis.
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